le syndrome de l'imposteur

J’ai envie d’écrire un article.

Et je crois même que j’aimerais oser parler de moi. Voilà un constat intéressant. Ça, c’était il y a environ quatre ans. Depuis, je regarde l’icône de traitement de texte. On est devenues bonnes copines.

Bien sûr, entre temps, on a écrit un premier roman ensemble, LibreOffice et moi. On a même réussi à gagner un prix et se faire éditer. Il y en aurait des choses à raconter, rien que sur ce sujet. Je pourrais peut-être même donner des conseils, soyons fous. Et puis, en plus, j’ai créé un site, avec mon vrai nom et tout. Voyez, je m’assume de ouf, hein ? En fait, non. Justement, de voir mon nom partout, ça m’angoisse. Les conneries que je vais dire, je ne pourrais même pas les cacher derrière un pseudo exotique.

Ah, mais, c’est que j’ai oublié de vous présenter un très bon ami à moi. C’est l’ami le cauchemar de beaucoup de gens, vous avez sûrement entendu parler de lui, il porte le doux nom de « syndrome de l’imposteur ». Un ami dévoué cet imposteur. Même quand on n’a pas besoin de lui, il est toujours présent, fidèle au poste.

Car, franchement, qui donc peut bien en avoir quelque chose à f**tre de ce que je raconte, hein ? Et sans parler de mes états d’âme, mes questionnements, mes absurdités, bref, tout ce que j’aimerais partager, sans jamais oser. Parce que, pour tout vous dire, je ne suis qu’une petite chose nulle et insignifiante. Alors, quelle idée d’aller déballer ce que je ressens à des gens qui ont des choses bien plus enrichissantes à faire.

Voilà, une belle dévalorisation comme on les aime. Sauf que je n’aime plus.

J’ai envie de m’assumer, de me dévoiler, devenir plus forte en acceptant d’être vulnérable, me mettre à nu pour mieux me connaître, tout ça tout ça. En résumé, toutes ces choses super chouettes qu’on peut lire dans les trop nombreux livres de développement personnel qui inondent les rayons de nos librairies. J’ai envie de vous raconter comment j’ai écrit mon premier roman, et pourquoi les 45 000 idées pour le second ne me mènent nulle part depuis 8 mois. J’ai envie de vous dire pourquoi mon monde s’écroule à chaque fois que je réalise celui dans lequel je vis. J’aimerais vous parler de tout, et n’importe quoi aussi.

Alors, voilà, je vais oser, et avec un peu de chance j’arriverai même à être drôle et vous faire rire, et vous allez m’adorer. Et au passage, j’emmerde ce cher syndrome de l’imposteur et l’informe qu’il peut aller récupérer ses effets personnels pour cause de licenciement immédiat et sans appel. Merci bien.

Et, même si parle dans le vide parce que le trafic de mon blog a clairement la gueule d’une cour de récré en pleines vacances scolaires, je vous dis à bientôt … si seulement je parviens à défoncer la tronche de mon pote le syndrome de l’imposteur pour oser écrire un autre article. On ne va pas se mentir, c’est pas gagné.

Image parAlexas_Fotos de Pixabay

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